Syzygie

Un sonnet 

Dès la pleine lueur de notre astre nocturne, 

Je ne pense qu’à toi. 

Je le sais, ma chère âme. 

Qu’est-ce que tu as vu ? 

Je vois tout dans la brume. 

Je te vois le matin et à l’aube des diams. 

 

Ah !  Je t’ai reconnu, tout en or, mon soleil. 

Mais, pourquoi le silence ? 

Belle lune, ma veille. 

Bah, oublie tes mœurs ! 

Que veux-tu que je fasse ? 

Je te garde sous l’œil et rien ne se casse. 

 

Je ne veux pas d’écu, il ne me faut que toi. 

Laisse donc tes manières. 

Cœur de mon cœur, je veux— 

Et tu n’es pas le seul. 

N’en doute pas, ma foi. 

Pour toi je rayonne d’embrasses et de feu. 

 

Je sens ta caresse. 

J’écoute ta berceuse. 

C’est toi qui m’enflammes. 

 J’suis à toi, ma rêveuse. 

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